jeudi 31 mars 2011

Wonderful Train Fights : WTF ?

Fuyez, pauvres fous !

En très bref, Strasbourg est parfois pleine de surprise. C'est la réflexion qu'ont du se faire les quelques touristes strasbourgeois présents dans le petit train touristique strasbourgeois, attaqués par Les Improvisateurs, troupe venue célébrer comme il se doit le lancement prochain du Mondial d'Improvisation Professionnel.
WTF de la semaine.


L'attaque du petit train : Mondial de l'impro...

mardi 29 mars 2011

Retournés comme une Creep !

Radiohead vs. Radio Eds

Ce soir, décidément, c'est assiette anglaise. Nous demeurons au pays de Liz#2 pour vous parler du plus beau pied de nez de ce mois de mars.

Comme vous le savez grâce à l'EPICier, Radiohead a sorti son nouvel album, The King of Limbs, il y a quelques semaines. Nous en avions fait la critique et le tour. A un détail près.

Bien qu'ayant parlé de la politique de distribution choisie par Radiohead pour cet album, nous n'avions pas pris le temps de nous attarder sur les différents formats disponibles à l'achat, et en particulier sur cette fameuse "newspaper edition".

Alors comme ça, Radiohead se lance dans le journalisme ? Il faudrait peut-être y croire puisque cette "newspaper version" n'était qu'un début. Toujours en quête d'un bon buzz, Radiohead a ainsi décidé de sortir une version de son propre journal, The Universal Sigh, à travers le monde le lundi 28 mars 2011. Distribué gratuitement à des endroits bien précis, tel un vulgaire Metro ou un non moins vulgaire 20 Minutes, ce journal est en réalité un patchwork de poèmes et d'histoires courtes, que vous pouvez lire sur Stereogum.



Sauf que voilà : quid des réactions des journalistes ? Que penser, en tant que professionnel de la presse, d'un papier sorti par cinq musiciens, aussi doués soient-ils ? Quand on est un journaliste anglais, on a beau la jouer stiff upper lip, il ne faut pas non plus prendre les gens pour des jambons d'York !

Ainsi, des journalistes du très sérieux Guardian ont voulu prendre Radiohead à leur propre jeu, en s'improvisant groupe de musique et en reprenant Creep ! Le résultat est à écouter là et c'est fichtrement bien !

C'est aussi en regardant le petit diaporama concocté par leurs soins que j'ai noté un détail plutôt cocasse. Les fans le sauront déjà sûrement, mais qu'importe. Regardez bien sur la partition que l'on voit au tout début. Les noms des auteurs de Creep sont tous répertoriés. On reconnaît bien évidemment les cinq derniers, autrement dit les membres de Radiohead : Thomas Yorke, Richard Greenwood, Philip Selway, Colin Greenwood et Edward O'Brien. Mais il y en a deux autres : Mike Hazelwood et Albert Hammond.

Pourquoi ? Parce que Creep ressemble quand même beaucoup à ça :



Comparez !


Alors ça vous laisse sur le séant ? Pareil pour moi. Et pour info, ce bon vieux Albert Hammond, c'est le père de (oh la la, comme c'est dur) : Albert Hammond Jr, aka le guitariste rythmique des Strokes ! Les Strokes dont je ne pourrai que vous recommander l'écoute du nouvel album, Angles. Comme quoi, Radiohead et les Strokes ne sont finalement séparés que d'un Sol, d'un Si, d'un Do et d'un Do mineur...

God Save The Kitch!

Union Jackasses.

Après maintes discussions avec certains de nos lecteurs, j'ai décidé de revenir à des articles un peu plus n'imp'. Mais ce blog reste mon blog et je vais donc continuer à parler de choses que j'aime mais en y mettant un peu plus de WTF.

Alors aujourd'hui, je vais vous parler du Royaume-Uni. Mis à part ses pubs et leurs menus improbables mêlant friture et plats traditionnels indiens, le royaume est aussi connu pour deux choses : le bon goût des britanniques pour ce qui est de la musique et leur intérêt quasi-malsain pour la vie de leur famille royale.

Ainsi, comme me le rappelait ce bon vieux Ju ce matin au détour d'un trajet en voiture, le mariage du Prince William de Galles et de Kate Middleton, c'est pour bientôt : dans un mois jour pour jour. Formidable. Inutile de préciser que tout le pays se prépare à célébrer cette union, à pleurer lors de l'échange des alliances, mais surtout à passer à la caisse. Memorabilia oblige.

La puce m'a été mise à l'oreille par la fantastique Pénélope Jolicoeur, qui en plus de ses talents d'illustratrice a su dénicher le superbe sac que vous trouverez en bas de ce billet très londonien. Oui, ce sac réussit le tour de force d'être à la fois la cause et la solution à de violents vomissements.

En bon EPICier, que ne me suis-je pas immédiatement dit qu'il devait sûrement déjà exister un site répertoriant tous les objets de collection les plus atroces créés à l'occasion de ce mariage, et mon instinct ne m'a pas trompé puisque ce musée des horreurs est venu à moi de lui-même. Ainsi, au détour d'une page du Daily Mail, voilà ce que j'ai dégoté (ne manquez surtout pas les infâmes cygnes en porcelaine qui piquent les yeux) !

Le pire dans tout ça, c'est peut-être le fait que la famille royale s'enrichisse sur le dos de ses sujets, puisque ce sont les époux eux-mêmes qui ont donné leur accord pour l'utilisation de leur image sur ces souvenirs qui feront bel et bien partie de la Royal Collection. Le Lord Chambellan a même prolongé la liste initiale des objets estampillés, mais en a écarté les t-shirts, les tabliers et les coussins, les jugeant - eux - de mauvais goût... (sic)

Grande nouvelle, donc : vous pouvez vous aussi renflouer les caisses de la monarchie des Windsor en faisant l'acquisition d'un mug moche ! Mazel-tov !

mardi 22 mars 2011

Arrivage pas frais (partie 2)

L'EPICerie, rayon musique : les albums 2010, partie 2


K comme Kings Of Leon. Come Around Sundown est passé relativement inaperçu mais l’album s’inscrit dans la droite lignée du formidable Only By The Night. Il en est un successeur naturel : synthés en nappes, guitare minutieuse, batterie accentuée en delay (Nathan Followill est toujours aussi inspiré), et depuis deux albums tout est une question d’équilibre chez les Kings Of Leon, entre les interventions de la basse, de la guitare et du chant.

L comme LCD Soundsystem. Je vois, à tort peut-être, une lointaine parenté de This Is Happening avec Depeche Mode, époque Playing The Angel, dans la manière d’appréhender les sons digitaux. Pour le reste, l’approche est clairement plus rythmique et basée sur des gimmicks de batterie (ou de voix) et l’album du new-yorkais James Murphy fonctionne à l’énergie, hormis quelques titres qui viennent ponctuer l’opus (la très strokesienne All I Want) de manière assez mélodique.


M comme Muse. Ok, Muse est maintenant au panthéon des grands groupes de rock. Au même titre que le récent Kings Of Limbs de Radiohead, The Resistance a fait débat : comment se réinventer, quand le public attend un renouveau à chaque album, sans en perdre son identité ? Beaucoup décrié, The Resistance reste du Muse, et du très bon ; certes, Matthew Bellamy reste et restera mégalo. Il veut être le premier à jouer dans l’espace (il compte sur Richard Branson). Alors, il explore.

Ces explorations (groove/r’n’b sur Undisclosed Desire, musique classique sur Exogenesis I, II et III) tentées par le groupe peuvent être contestées, mais Muse ne rechigne pas à essayer, et Absolution avait posé les bases : Bellamy recherche cette filiation avec les grands compositeurs qu’il admire, Rachmaninov, Chopin, ou Liszt, et il veut transposer les symphonies ou les nocturnes en pièces rock, en opéras miniatures, sa voix aidant.

MK Ultra, Uprising ou United States of Eurasia ne surprennent pas, si ce n’est lors de certaines transitions mêlant musique orientale et arrangements à la Queen. On peut ne pas aimer, mais en aucun cas blâmer Muse pour ce qu’il est : une formidable machine à créer, à tordre dans tous les sens la musique, pour en extraire le meilleur.



N comme Nada Surf, qui nous livre un bon cru de reprises avec If I Had A Hi-Fi. Et Nada Surf chante en français et en espagnol! Egalement en anglais (Enjoy The Silence notamment), mais ça surprend moins. La cover de Bye-Bye Beauté, initialement de Coralie Clément, la sœur de Benjamin Biolay, est superbe.





O comme Agnès Obel : il était difficile, eut égard à la promotion dont a bénéficié l'artiste, de passer à côté de Philarmonics cette année. Mais il est relativement facile de comprendre pourquoi.

Se démarquer est de plus en plus ardu actuellement, dans la mêlée de chanteurs et chanteuses s’appuyant sur un piano et/ou une guitare et une jolie voix. Alors, l’instrumentation ou les mélodies peuvent faire la différence, ainsi que le timbre et la technique vocale. Chez Agnès Obel, c’est un peu tout ça qui impressionne et la place au-dessus : l’ensemble est pour le moins originale, et la démarcation est elle très réussie.



P comme Pantha du Prince, producteur génial d’une électronique tortueuse basée sur des sons enregistrés dans un chalet de montagne. Black Noise est une curiosité électronique noire parfois presque dancefloor/techno, et incroyablement novatrice : grâce au faisceau de sons balayés, entre les ultra graves et les ultra aigus, le rendu est époustouflant. A écouter sur de bonnes enceintes donc, et à fond la caisse.



Suite et fin la semaine prochaine !
La playlist Deezer l'EPICier 2010 vaudra sinon mieux qu'un long discours :-)

mardi 15 mars 2011

Arrivage pas frais

L'EPICerie, rayon musique : les albums de 2010

Comme me le rappelait Ad hier, il est un peu tard pour envisager une rétrospective de 2010 en mars… mais chez l’EPICier, nous nous affranchissons des règles d’usage des distributeurs habituels. Arrêtez donc quelques instants votre caddie pour faire votre choix parmi notre sélection de 26 items : les différents arrivages musicaux de nos fournisseurs nous ont obligé à un tri, plus que sélectif, mais d’autant plus exigeant ! Rétro de l’année musicale, partie 1 :

A comme Arcade Fire. Je crois que tout a été dit, sur votre blog préféré (l’EPICier, je précise) par Ad. C’est ici.


B comme les Black… Keys, qui auraient aussi pu s’appeler les Blue Keys, tant certains passages vocaux ou solos de guitare me rappellent Elmore James, Ray Charles ou Muddy Waters (Sinister Kid, I’m Not The One). On peut juste regretter le léger manque de variété de Brothers, par rapport aux albums antérieurs. Par contre, mention spéciale pour la pochette de l’album.




C comme Elvis Costello. Tout comme dans sa carrière, il y a un joyeux melting-pot de personnalités et de chansons dans National Ramson, le dernier album de Costello, tantôt maître dandy crooner, tantôt meneur de ballades psychédéliques. Les univers explorés par l’irlandais sont multiples. Jimmie Standing In The Rain est appelée à devenir un classique.





D comme Damian Marley, dernier fils de Bob, qui navigue entre les sonorités de guitare « à l’ancienne » comme les faisaient papa, et de nouveaux groove clairement rap et R’n’B, au niveau des beats de batterie notamment. Distant Relatives (signé en duo avec Nas) est loin de Halfway Tree, mais Damian Marley prouve qu’il n’est pas seulement « fils de ». Petit coup de coeur pour Friends.




E comme Eels – qui, prolifique, a sorti deux albums en 2010, End Times et et Tomorrow Morning. Peut-être pas aussi bons que Hombre Lobo, mais riche en créativité, comme toujours avec le groupe.


F comme Frédéric Chopin, dont c’était l’année en 2010. Le compositeur et pianiste est né en 1810. Il n’a malheureusement pas sorti d’albums en 2010, mais un de nos contemporain est heureusement là pour nous remémorer une de ses œuvres romantique majeures : Yundi Li.


G comme Grinderman. Après une collaboration passagère avec Warren Ellis pour la réalisation des bandes originales de L’assassinat de Jessie James par le lâche Robert Ford et La Route, Nick Cave revient au rock brut et sauvage. C’est efficace et jouissif.



H comme Hurts. Depeche Mode ? Sur le beat d’ouverture de l’album, on dirait. Les Killers ? Sur Blood, Tears & Gold, certains passages nous y font penser. Mickael Jackson ? Du R’n’B ? Un boys band ? U2 ? Coldplay ? Linkin Park ? Il y a beaucoup d’influences dans l’album Happiness de Hurts…et au final, ça ne dérange pas plus que ça parce qu’en fait, oui, mélanger les styles, il y en a qui font ça encore très bien, non ?






I comme I Am Kloot. Sky At Night est un bel album de pop chaleureuse et lyrique à écouter au coin du feu. du feu.


J comme Janelle Monae, un album qui me réconcilie avec le R'n'B, au sens moderne du terme. Peut-être grâce à la variété des styles que l'on trouve dans Archandroïd, où sans en faire trop, la jeune chanteuse parvient à trouver un subtil équilibre entre le lyrisme de sa voix impeccablement maîtrisée et l'arrangement tantôt rock, tantôt aérien, tantôt musique classique de ses compositions.






La suite de la sélection la semaine prochaine !

mardi 1 mars 2011

Le 7eme Ach !

Bien le bonjour chers clients,

c'est après une longue absence due à une négo avec des fournisseurs chronophage que je reviens vers vous, non pas "en ce moment décisif", comme l'avait lancé Ian McKellen alors dans le role de Gandalf.
Non, je reviens vers vous pour un petit PAF dans l'actu, après un weekend très orienté 7ème art, je vous offre un petit recap des moment les plus what the fuck, ou (spolier alert!) ouate de phoque.

Je me permet donc à mon tour un Grand Détournement, après "Comme au Cinema", voici, "Comme dans son sofa", l'émission des gens qui regardent des films avachis dans leur canap.


On commence par les césars, surtout parce qu'il n'y a pas grand chose à dire, vu que la cérémonie a été plus rasoir encore que ne peuvent l'etre les Moliere.
On notera quand meme que James Franco qui présentait la cérémonie, était donc quasi sur de ne pas avoir de prix, malgré une performance à couper... le souffle dans 127h de Dany Boyle.
On a quand meme eu droit à ca de la part de ce sacré farceur de James :



... Les bras m'en tombent ! (quel sacré jeu de mot, ca fait 1 semaine que je cherche à le placer!)
Heureusement James Franco c'est aussi Freaks and Geeks, avec, entre autres, Seth Rogen, et Jason Segel (HIMYM), ou encore John F Daley (Bones) et Samm Levine (Inglorious Basterds).



Bon mais heureusement Samedi, il y a eu les Césars.
Et Quentin (lire : 'couenne tine') Tarantino a bien compris que c'était Ze plèsse tou bi, comme le prouve le vibrant hommage que lui a rendu Antoine de Caunes:



et mettre le ministre de la culture mal à l'aise ne semblait pas chose aisée !

On a aussi eu le fantastique Francois Damiens, qui visiblement n'a toujours pas compris :



Mais surtout au détour d'une rétro sur la carrière de Bernard Gireaudeau, on a eu droit à ce moment Cultissime de Goutes d'eau sur Pierre Chaudes :



Et moi qui vit en Allemagne ca m'a forcément beaucoup touché !
Alors pour que vous ne soyez pas en manque, la version en entier, et en Playback de Tony Holiday et de sa veste rouge, qui mériterait à elle seule un article entier sur votre blog préféré (oursinophile du 67 ne compte pas).



C'est ca le cinema, c'est beau comme un bon WTF!